La survie de Fraise-O-Bec en péril

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
La survie de Fraise-O-Bec en péril
Le producteur de fruits et légumes Fraise-O-Bec est menacé de fermeture en raison des dommages qu’on subis ses serres. (Photo : Trium Médias – Yohann Harvey Simard)

Frappée de plein fouet par la tempête du 23 décembre dernier, l’entreprise Fraise-O-Bec de Métabetchouan pourrait être obligée de mettre fin à ses activités en raison de l’ampleur des dommages portés à ses installations. Un deuil qui laisserait un goût amer aux propriétaires.

D’une force exceptionnelle, les vents ont ravagé les installations du producteur de fruits et légumes sur leur passage. Selon Marcel Côté, copropriétaire de l’entreprise avec sa conjointe Manon Ferland, près de 80% des serres ont été détruites par la tempête.

« Il y en a une [une serre] qui s’est écrasée. Les toiles sont toutes arrachées. À l’intérieur, les équipements sont brisés, tout est arraché », dit-il, décrivant la triste scène.

Il s’agit d’un dur coup pour les propriétaires, qui se consacrent corps et âmes à leur entreprise depuis une trentaine d’année.

« C’est décourageant… C’est comme si tu recommençais à zéro. Ce serait environ un mois de travail pour remettre ça comme c’était avant, plus les dépenses qui entourent tout ça. »

Les serres et leurs toiles ont été éventrées sous la force des vents.

Assurances

Marcel Côté estime qu’un investissement de 60 000$ serait nécessaire pour remettre les serres en état. Or, il laisse entendre que des serres sont des biens non assurables.

« C’est ce qu’on m’avait dit à l’époque. Mais quand on a parlé au courtier en chef récemment, il avait l’air de dire qu’il pouvait y avoir des protections pour ça. On attend des réponses sous peu. Mais moi, je ne les ai pas assurées parce qu’on m’avait toujours dit que des serres, ça ne s’s’assurait pas. »

Le producteur affirme que l’avenir de Fraise-O-Bec dépendra de la réponse de l’assureur. Si elle est négative et qu’il doit lui-même assumer les frais de reconstruction, cela signerait la fin des activités de l’entreprise.

Tout ou rien

Marcel Côté explique que les serres, où sont produites des tomates, de la salade, des concombres et des poivrons, sont vitales pour la survie de l’entreprise étant donné qu’elles représentent une part importante des ventes en kiosques.

« En laissant partir le volet des serres, le reste va suivre. Les produits de serre sont complémentaires aux produits qu’on cultive dans les champs, et ils sont indispensables dans nos kiosques. »

Prenant l’exemple des tomates, il affirme que « dans nos kiosques, nous, on se démarquait grâce au goût de nos tomates qui était spécial. Parfois, les gens viennent de Chicoutimi juste pour nos tomates. Donc, si on n’a pas de tomates, ça a un impact sur la clientèle ».

La production des fraises se retrouve également menacée en raison des dégâts provoqués par la tempête. Plus précisément, les clôtures à neige, qui permettent de conserver un couvert de neige suffisant pour protéger les plans mères du gel, ont été lourdement endommagées.

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