Une culture maraîchère qui change une vie

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Par dhudon
Une culture maraîchère qui change une vie
(Photo : courtoisie)

En se lançant dans la culture maraîchère il y a à peine quatre ans, David Maltais et Marie-Ève Martineau ne se doutaient pas jusqu’à quel point cette nouvelle aventure leur apporterait un équilibre dans la vie. Une vague d’entraide s’en est suivie et de toutes parts : les amis, les voisins, leurs familles et la clientèle de leur entreprise Les légumes sur la butte.

Il aura fallu deux ans à la petite famille Maltais pour préparer la terre en prévision de la culture et c’est en 2021 que sont vendus les premiers produits issus de leur jardin.

David Maltais reconnaît que sa santé mentale a toujours été fragile. Aujourd’hui, il n’a plus besoin de prendre autant de médicaments et surtout, il a retrouvé le plaisir du travail, autant à son bureau devant son ordinateur que l’été lorsqu’il travaille dans les champs.

« David a toujours suivi ses traitements pour retrouver un équilibre. Il était conscient de sa situation et il faisait tous les efforts pour s’en sortir », dit Marie-Ève Martineau.

Pour eux, le travail de la terre est bénéfique. Ils y voient de nombreux avantages.

« On s’expose au soleil, on bouge, on respire le grand air, on planifie le travail et on fait du multitâche, on socialise par la vente de nos produits au kiosque et on a de l’aide de plein de gens. »

Marie-Ève Martineau cite même une étude réalisée en 2007 à l’Université de Bristol au Royaume-Uni et qui démontre qu’une bactérie, la mycobacterium vaccae, qui vit naturellement dans le sol, active les hormones du bonheur.

« Pour moi, la terre a l’effet d’un antidépresseur, mais de façon naturelle. Ma vie est saine et j’ai retrouvé un équilibre mental. Je n’ai plus depuis des hauts et des bas excessifs comme autrefois. C’est le jour et la nuit », dit encore David Maltais.

Autosuffisance

Même au bureau de l’entreprise où il travaille, il profite des deux pauses de la journée pour aller marcher dehors. Il a aussi le soutien de son employeur et des collègues. Pendant la saison forte au maraîcher, juillet et août, il bénéficie d’un horaire allégé pour pouvoir consacrer davantage d’heures à la culture et aux récoltes dans les champs.

Plus de 95 % de leurs légumes produits en une trentaine de variétés sont vendus à partir de leur kiosque. Et en dehors des heures d’ouverture, le kiosque se transforme en libre-service où les gens peuvent continuer d’acheter les légumes. Le reste est pour des livraisons sur demande.

« Tous nos légumes sont naturels, sans produits chimiques. On mise entièrement sur la qualité avec des produits sains pour la santé. On veut rester une petite culture pour assurer toujours la meilleure qualité », dit Marie-Ève Martineau.

Et en bonus, la petite famille réussit à s’autosuffire avec des légumes qu’elle peut consommer tout l’hiver.

En décidant de se lancer dans la culture maraîchère, David Maltais y voyait une lumière au bout du tunnel pour sa santé mentale. Et jusqu’à maintenant, il peut dire qu’il a gagné son pari.

« À travers tout ce parcours, je peux dire qu’il y a une main invisible qui nous accompagne. Notre message aujourd’hui en est un d’espoir », conclut Marie-Ève Martineau.

 

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