Dépanneur au Petit Café mis en vente

Julien B. Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Dépanneur au Petit Café mis en vente
La propriétaire du Dépanneur au Petit Café d’Hébertville a mis en vente son commerce afin d’éviter d’avoir à emprunter de nouveau pour continuer d’opérer. (Photo : courtoisie - Via Capitale)

Baisse d’achalandage et hausse des coûts d’approvisionnement, la propriétaire du dépanneur au Petit Café, Monika Tremblay, a décidé de mettre en vente ce dépanneur figure importante de la municipalité d’Hébertville.

La pandémie a eu d’importants impacts financiers dans la gestion de son entreprise. En moyenne, elle a observé une diminution de 25 % de clientèle.

Dans le pire de la crise, alors que la route 169 vers la réserve faunique des Laurentides était fermée, l’achalandage a été réduit de 65 %.

« On a quand même eu un bel été, mais on n’a pas été capables d’absorber les pertes. C’est sans compter l’inflation pour le coût des produits qui augmente et augmente », lance Monika Tremblay, propriétaire depuis maintenant quatre ans.

Cependant, elle assure qu’elle n’a pas l’intention de fermer tant qu’elle ne trouve pas preneur.

« Je n’ai pas d’échéancier, je continue aussi longtemps que possible. Je peux aussi bien avoir un acheteur dans un mois que dans un an. »

Monika Tremblay dit cependant ne pas être affectée par la rareté de main-d’œuvre. « J’ai neuf employés. Tout va bien comparativement à beaucoup de gens avec qui je parle, qui ont de la misère à avoir du monde », précise-t-elle.

Emprunter pour survivre

La propriétaire du dépanneur a dû emprunter à quelques reprises pour continuer d’opérer. « J’avais des choix à faire : est-ce que j’emprunte à nouveau pour réhypothéquer? À un moment donné, à emprunter et emprunter, il n’y a plus de qualité à être entrepreneur. On ne peut plus avancer. Actuellement, le seul profit que je fais sert à payer les employés », déplore-t-elle.

Un projet d’expansion est également tombé à l’eau. En effet, des travaux d’agrandissements pour y mettre en place une section restaurant étaient prévus. Des pourparlers avec un franchisé devaient aboutir à la mise en place d’un Tim Hortons.

« Je ne peux faire ces projets sans mon fonds de roulement. Et c’est trop incertain. La pandémie va-t-elle rempirer? On ne sait pas ».

Approvisionnement

Monika Tremblay dit aussi s’être butée à des problèmes d’approvisionnement, notamment pour de l’urée, qui est essentielle pour les camions diesel.

« On n’est pas capable d’en avoir présentement. Les camions en ont besoin. J’ai été capable d’en trouver à Montréal, mais il y a des frais de livraison. Tout augmente », conclut-elle.

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