Microlaiterie Riverin du Lac: Une première année d’encouragements et d’apprentissages

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
Microlaiterie Riverin du Lac: Une première année d’encouragements et d’apprentissages
La famille Riverin se réjouit de l’accueil favorable qu’elle a reçu de la part des consommateurs au cours de la première année d’opération de la Microlaiterie Riverin du Lac. (Photo : courtoisie)

Démarrée en mars dernier, la Microlaiterie Riverin du Lac commence à prendre son erre d’aller. Mais malgré plusieurs tapes dans le dos, les défis ont été nombreux sur la route de l’entreprise artisanale d’Hébertville-Station. Et ils le seront encore, d’ailleurs.

D’entrée de jeu, Chantale Riverin et Sylvain Gauthier, copropriétaires avec leurs deux fils et leur belle-fille, affirment qu’ils ont bénéficié d’une « très bonne réception » du public au cours de leur premier été d’activité.

Leur gelato fermier a notamment fait fureur, tant auprès de la clientèle locale que des touristes.

Par ailleurs, l’entreprise a été récompensée pour ses pratiques innovantes et sa conscience environnementale à l’occasion du dernier Gala des Lauréats de la Chambre de commerce Lac-Saint-Jean-Est, d’où elle est sortie gagnante dans les catégories Innovation et Agroalimentaire.

Rappelons qu’à partir du lait de ses 50 vaches, la Microlaiterie Riverin du Lac produit une grande variété de laits aromatisés et de yogourts à boire, du lait entier et écrémé, du beurre ainsi que du gelato.

Plus dur que prévu

Si les propriétaires se disent satisfaits de leurs débuts, ils confient avoir sous-estimé l’ampleur que pouvait prendre le démarrage d’une nouvelle entreprise, qui plus est dans un domaine qui leur était étranger.

« Nous sommes passés d’agriculteurs à transformateurs et à devoir gérer une boutique et des employés. C’était tout nouveau pour nous, c’est un bon défi », explique Sylvain Gauthier.

« Il faut suivre des cours, on ne s’improvise pas transformateur du jour au lendemain. Il y a beaucoup choses qu’on ne sait pas au début. Juste la recherche de financement, c’est difficile. C’est plus gros qu’on le pensait », ajoute Chantale Riverin.

Avis de rappel

Mais ce qui a par-dessus tout ébranlé les jeunes transformateurs, c’est d’avoir été la cible d’un avis de rappel il y a trois semaines pour une question de température dans le procédé de pasteurisation d’un lot.

« On aurait tout lâché là… Ça peut arriver que tu sois fatiguée une journée et que tu sois distrait, c’est une erreur humaine. On ne veut vraiment pas se victimiser, mais pour une jeune entreprise comme nous, ça fait mal. On prend ça très au sérieux, on ne niaise pas avec la santé des gens. Une chose est sûre, c’est que ça n’arrive plus jamais. »

Développer les marchés

Pour le moment, la Microlaiterie tire essentiellement ses revenus des ventes faites sur place par le biais de sa boutique.

Or, la baisse d’achalandage qui a suivi la fin de la saison estivale réaffirme aux propriétaires ce qu’ils savaient déjà : la pérennité de leur entreprise passera obligatoirement par la distribution de leurs produits en épicerie.

L’entreprise vend actuellement ses produits chez trois détaillants. Elle devra mettre les bouchées doubles au cours de la prochaine année afin d’en augmenter le nombre. Sont prioritairement visées les plus grosses bannières, comme IGA.

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