La crèche de l’église Saint-Joseph vandalisée, encore une fois

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
La crèche de l’église Saint-Joseph vandalisée, encore une fois
Des vandales s'en sont encore pris à la crèche de l'église Saint-Joseph, à Alma. (Photo : courtoisie)

La crèche de Noël érigée près de l’église Saint-Joseph, à Alma, a été la proie d’actes de vandalisme pour une quatrième fois. On peut y voir l’inscription « white power », qui pourrait se traduire par « suprématie blanche », tandis qu’une croix gammée a été peinturée sur le visage de l’Enfant Jésus.

En effet, ce n’est pas la première fois que la crèche se voit détériorée de la sorte, rappelle avec amertume le président du conseil de la Fabrique Saint-Joseph, André Bergeron.

« C’est la troisième année qu’on fait la crèche, et on en est à notre quatrième Enfant Jésus. Les deux premiers se sont fait volés. Le troisième, ils l’ont probablement brisé avec une hache ou une masse parce qu’il ne pouvait pas partir avec, je l’avais encré dans des dalles de béton », se souvient-il.

Cette fois-ci, la crèche a été notamment été barbouillée de l’expression « white power », un slogan à teneur raciste souvent scandé par les membres de mouvements néonazis. Dans la même veine, une croix gammée, symbole nazi tristement célèbre faisant référence à l’holocauste, a été tracée sur le visage du Christ.

André Bergeron déplore que la religion catholique se retrouve ainsi associée à de pareils symboles. « La croix gammée, dit-il, sans être un spécialiste en guerres ou un historien, moi, je n’en dessinerais pas chez nous. »

Le président de la Fabrique se dit par ailleurs préoccupé par le fait que « dans notre société, il y a des gens qui ont ces idées-là dans la tête ». Il invite d’ailleurs la population à porter une réflexion sur la question.

« On pense que les luttes raciales, c’est juste dans les grandes villes. Mais même dans notre petite ville, où la population est plutôt homogène et où tout semble bien tranquille, ça circule aussi, ces idées-là. »

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