Avenir du Publisac : Des inquiétudes chez Résolu

Julien B. Gauthier
Avenir du Publisac : Des inquiétudes chez Résolu
Jean-Pierre Lebel, président du Syndicat national des travailleuses et travailleurs des pâtes et papiers d'Alma. (Photo : Trium Médias – Julien B. Gauthier )

Alors qu’un mouvement de gronde s’organise autour de l’interdiction de la livraison automatique du Publisac et que sa pertinence est remise en question un sentiment d’inquiétude s’installe auprès des travailleurs de Produits forestiers Résolu de la papetière d’Alma.

« Ça fait depuis le début des années 1990 qu’on se bat pour notre survie. Nous, les travailleurs d’usine, nous sommes toujours inquiets des fluctuations qui se traduisent par des baisses de consommation du papier », déplore Jean-Pierre Lebel, président du Syndicat national des travailleuses et travailleurs des pâtes et papiers d’Alma.

Le représentant syndical se réjouit néanmoins de l’appui du conseil municipal envers le Publisac. Pour lui, il s’agit d’un appui envers les travailleurs.

Par ailleurs, pour sauver l’industrie, il souhaite que les représentants du secteur fassent de l’éducation quant au processus de fabrication du Publisac, puisque des mythes perdurent.

« Le papier journal est fait à partir de copeaux de bois déjà coupés. C’est très écologique. Le papier se recycle aussi. Quand on pense à tous les médias qui se tournent vers l’électronique, ces gros moteurs de recherche là se trouvent dans un grand bâtiment aux États-Unis qui sont chauffés et opérés avec des centrales au charbon », image Jean-Pierre Lebel.

Résolu à la défense du Publisac

Le porte-parole de Produits forestiers Résolu, Karl Blackburn, partage lui aussi cette analyse. Celui qui a participé aux consultations sur l’avenir du Publisac de Montréal, a tenu à rappeler aux opposants que l’industrie forestière ne causait pas de déforestation.

« Il n’y a pas de déforestation au Québec en lien avec l’industrie forestière. La seule déforestation qu’on voit au Québec, c’est à Montréal, où les arbres sont remplacés par des routes ou du béton. »

Selon lui, si Montréal emboitait le pas en interdisant la distribution du Publisac automatique à tous les foyers, cela serait néfaste pour Résolu.

Pire encore, l’option du « opting-in» – soit d’adhérer au circulaire sur base volontaire – signifierait tout simplement la mort du Publisac.

« Ce sont plus de 480 emplois qui pourraient être touchés si le Publisac, dans sa forme actuelle, disparaissait du Québec », estime-t-il.

Rappelons qu’à l’heure actuelle, Mirabel est la seule au Québec ayant interdit la distribution automatique du Publisac sur son territoire.

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