Crue printanière : les autorités sont aux aguets

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Par Isabelle Tremblay
Crue printanière : les autorités sont aux aguets
(Photo : Photo Trium Médias - Isabelle Tremblay)

Les pluies abondantes du début de la semaine et celles anticipées donnent du fil à retordre aux autorités responsables de gérer le niveau du lac Saint-Jean.

Chez Rio Tinto, les équipes prédisent que le Piékuagami pourrait atteindre son niveau maximal au cours de la fin de semaine à venir, soit 17,5 pieds.

« Ça pourrait varier de plus ou moins trois pouces », précise Bruno Larouche, expert-hydrologue chez Rio Tinto. Il surveille l’évolution de la situation sans relâche.

Actuellement, le niveau du lac Saint-Jean se situe à 16,5 pieds. Lors de la crue exceptionnelle de 2017, il avait atteint la barre des 17,9 pieds et plusieurs riverains ont été aux prises avec des inondations.

Prévisions

Au quotidien, Rio Tinto produit plus de 3 000 scénarios de prévisions et ceux-ci sont révisés à raison de deux fois par jour. Ils sont basés sur 50 prévisions météo différentes.

« Si les précipitations annoncées se concrétisent, les possibilités d’atteindre un niveau de 17 pieds et 17,5 pieds sont de 52 % et les prévisions que le lac Saint-Jean se rende à un niveau entre 17,5 pieds et 18 pieds sont de 48 % », poursuit Bruno Larouche.

Questionnés en ce qui a trait aux risques d’inondations, les dirigeants de la multinationale se montrent prudents.

« Ça dépend toujours des vents », affirme Nathalie Morin, directrice générale d’Énergie Électrique. Certains secteurs sont d’ailleurs sous surveillance et à ce titre, la Sécurité civile et communication constante avec Rio Tinto.

« Nous avons commencé très tôt à travailler pour minimiser les impacts de dame nature, mais nous sommes à sa merci et elle va avoir le dernier mot », ajoute Mme Morin.

Record de précipitations

Les précipitations enregistrées entre le 1er avril et le 21 mai ont été de 180 millimètres, ce qui constitue une moyenne beaucoup plus élevée que la normale habituelle.

« C’est notre deuxième plus fort total depuis 1955, moment où nous avons commencé à compiler les statistiques », affirme Bruno Larouche.

 

 

 

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