Desbiens parle de fusion… avec des conditions

Desbiens parle de fusion… avec des conditions

Nicolas Martel

POURPARLERS. Le maire de Desbiens, Nicolas Martel, a rencontré ce lundi son homologue de Chambord, Gérard Savard. Il lui a déposé son projet de fusion des deux municipalités qui comporte certaines conditions spécifiques. La municipalité de Chambord devra analyser le tout et revenir sous peu avec sa propre décision.

Lors d’un bref entretien téléphonique avec le Journal, Nicolas Martel a fait part de la situation actuelle. La demande d’annexion à Desbiens d’une centaine de résidences de villégiatures situées sur le territoire de Chambord de l’autre côté du pont de Desbiens, a déjà été entérinée par le conseil de Desbiens lors de la séance du 6 juillet dernier.

Le processus d’annexion est déjà prévu dans la Loi.

Nicolas Martel reconnait également qu’en raison de la situation géographique de ces résidences, il y a longtemps que l’on aurait dû les annexer à Desbiens.

Cependant, le maire de Chambord, Gérard Savard parle davantage de fusion entre les deux municipalités.

« C’est plus compliqué dans le cas d’une fusion car on est présentement sur deux territoires de MRC différents, soit Lac-St-Jean-Est et Domaine-du-Roi. On leur a fait une proposition mais assujettie de conditions », a souligné Nicolas Martel, sans toutefois entrer dans les détails.

Le maire de Desbiens est très conscient de l’actuelle situation. D’abord, en raison du peu de territoire pour sa municipalité, ses systèmes d’aqueduc et d’égouts sont situés sur le territoire voisin de Chambord.

Cette dernière municipalité, en raison de son éloignement géographique du secteur de villégiature touché, n’est pas en mesure d’offrir le service d’aqueduc et d’égouts, ce qui serait bien plus simple si cela était fait par la municipalité de Desbiens.

Nicolas Martel demeure toutefois sur sa position d’origine: si Chambord ne peut offrir le service à ses citoyens et que Desbiens le peut, ce sera l’annexion pure et simple avec tout ce que cela comporte, dont la récolte du fruit des taxes municipales des résidences concernées dont quelques-unes ont une valeur supérieure à 400 000 $.

Rappelons que ce qui est à l’origine de ces discussions, c’est le nouveau règlement de mise aux normes des installations septiques pour les résidences situées en milieu de villégiature. Ce programme est un règlement provincial imposé aux municipalités par le gouvernement provincial.

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