Marie-Pier Normand-Lejeune au stade de l'enquête préliminaire

Marie-Pier Normand-Lejeune au stade de l'enquête préliminaire
Lors des événements du 20 février 2015.

ACCUSATIONS. Après quelque 21 mois de détention préventive, la cause de Marie-Pier Normand-Lejeune sera de retour devant la Cour du Québec, aujourd’hui, au Palais de justice d’Alma. On amorcera alors la tenue de l’enquête préliminaire et sur remise en liberté de la mère qui aurait jeté son bébé naissant dans une poubelle, sur la rue Saint-André, à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, en février 2015.

L’histoire avait fait couler énormément d’encre à l’époque. Rappelons que le 20 février 2015, un nouveau-né avait été retrouvé dans une poubelle du logement occupé sur la rue Saint-André à Métabetchouan.

En vertu du Code criminel, Marie-Pier Normand-Lejeune devait alors répondre à une accusation de meurtre au deuxième degré, de suppression de part pour avoir tenté de cacher le cadavre d’un enfant, d’outrage envers un cadavre ou des restes humains.

Marie-Pier Normand-Lejeune, âgée de 22 ans au moment de l’accouchement et des événements qui ont suivi, est originaire de la Côte-Nord et elle est sans antécédent judiciaire.

Après une série d’examens en institut psychiatrique, elle est détenue depuis cette date en attendant son rétablissement et la suite des procédures.

Accusations modifiées

Entretemps, des changements ont été apportés au chapitre des accusations. Marie-Pier Normand-Lejeune fait en effet maintenant face à trois chefs d’accusation, soit infanticide, suppression de part et outrage à un cadavre.

Son avocate, Me Marie-Ève St-Cyr de l’Aide juridique à Alma, devrait dès le départ invoquer une défense d’infanticide basée sur l’état d’instabilité mentale de Marie-Pier Normand-Lejeune dans les instants qui ont suivi l’accouchement.

Entre les événements de février 2015 et aujourd’hui, un jugement majeur de la Cour suprême a validé la notion d’infanticide que l’on peut invoquer dans de telles circonstances.

Dans le cas de Marie-Pier Normand-Lejeune, tel que précisé dans la Loi, il faudra faire la preuve, hors de tout doute, que « son esprit était alors déséquilibré », au moment des faits.

Si elle est reconnue coupable, la sentence maximale est alors de cinq ans. Toutefois, on doit retrancher le temps passé en détention préventive.

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