Postes Canada: le STTP propose à la direction une réflexion de 30 jours

Postes Canada: le STTP propose à la direction une réflexion de 30 jours

OTTAWA — À l’approche d’une possibilité de conflit de travail chez Postes Canada, une période de réflexion de 30 jours est proposée par le syndicat.

Dans un communiqué, vendredi, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) écrit que cette pause réglerait l’incertitude liée à la livraison du courrier et donnerait aux négociateurs une chance de parvenir à un règlement.

Mercredi soir, la direction de Postes Canada a repoussé à lundi prochain sa menace d’imposition d’un lock-out aux quelque 47 000 syndiqués, mais ne l’a pas retirée.

Mike Palecek, président national du STTP, croit que ses membres et la population canadienne ne devraient pas avoir à vivre avec cette menace de lock-out, surtout qu’il est question, dit-il, d’un service public rentable.

Le syndicat affirme être prêt à participer à des négociations intensives avec Postes Canada durant la période de réflexion proposée qui comporterait aussi une prolongation des dispositions des conventions collectives actuelles. Il offre de retirer la plainte de pratique déloyale de travail qu’il a déposée contre Postes Canada si la direction accepte sa proposition.

L’offre d’arbitrage final de la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’oeuvre et du Travail, MaryAnn Mihychuk, a été acceptée par la société d’État mais refusée, jeudi par le syndicat.

Plusieurs points sont en litige, parmi lesquels la rémunération des facteurs en milieu rural et suburbain, l’instauration d’un régime de retraite à cotisations déterminées plutôt qu’à prestations déterminées pour les nouveaux employés, de même que la création de postes temporaires et à temps partiel pour la livraison de colis.

La Presse Canadienne

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