L’entreprise almatoise Miel des Ruisseaux, également propriétaire de Vinaigrettes Vio et de Sauces et marinades DG, s’est rarement aussi bien portée. Forte d’une nouvelle ligne de production automatisée, l’entreprise poursuit sa croissance à un rythme effréné.
En fonction depuis un mois, la nouvelle ligne de production, dont la fabrication a demandé deux ans de travail et un investissement de 1 M$, a été conçue sur mesure pour les besoins d’embouteillage, de bouchonnage et de scellement des différents formats de Vinaigrettes Vio et de Sauces et marinades DG.
L’automatisation de ces tâches auparavant réalisées à la main s’est traduite par un accroissement considérable de la vitesse et de la capacité de production de l’entreprise, indique Stéphane Tremblay, directeur de la production. « On doit au moins avoir augmenté de 15 % à 20 % notre vitesse de production grâce à la réduction de la manipulation humaine, ce qui nous permet conséquemment de produire davantage. »
Pour répondre à la demande
Une plus grande efficience de la production s’imposait alors que les ventes des marinades et des sauces DG et des vinaigrettes Vio ont plus que doublé depuis leur rachat par Miel des Ruisseaux, respectivement en 2019 et en 2022.
« Quand on a racheté Vio, ils vendaient pour 1 M$ par année. Maintenant, on est à 2 M$ de ventes. Sauces et marinades DG, on a doublé le chiffre d’affaires dans la première année, et depuis, on l’a pratiquement triplé », affirme Patrick Fortier, copropriétaire de Miel des Ruisseaux/Vinaigrettes Vio/Sauces et marinades DG avec Shirley Tremblay.
La multiplication des ventes résulte notamment de l’introduction des produits dans de nombreux supermarchés.
« Au début, quand on a racheté les Vinaigrettes Vio, leurs produits étaient vendus dans tous les Maxi et les Provigo, puis chez IGA. Nous, depuis ce temps-là, on a réussi à entrer dans les Metro. On le dit vite, mais c’est tout un processus. Ensuite, il y a un an, on a réussi à entrer dans les Super C. Cette année, on est entrés dans les Walmart, puis on vient d’entrer dans les Pharmaprix, qui est une filiale de Loblaws, comme Maxi et Provigo. »
Miel des Ruisseaux et ses filières génèrent actuellement un chiffre d’affaires global d’environ 4 M$. L’an dernier, plus d’un million d’unités des Vinaigrettes Vio et des Sauces et marinades DG ont été écoulées. Avec la nouvelle ligne de production, on pense rapidement doubler ce nombre. Patrick Fortier précise d’ailleurs être en train de courtiser le marché ontarien. « On est en pourparlers avec Loblaws », dit-il.
Des ressources mieux employées
Précisons que l’automatisation d’une partie des activités de Miel des Ruisseaux n’a pas pour autant entraîné de licenciements. L’entreprise conserve le même effectif, la différence étant plutôt du côté de la nature des tâches effectuées par les employés et de la répartition des quarts de travail.
Alors que la demande augmentait, « on commençait à faire beaucoup de temps supplémentaire. Maintenant, tout le monde travaille, mais sans risque de surmenage », explique Stéphane Tremblay.
Shirley Tremblay ajoute que l’automatisation permet d’accomplir les tâches physiquement répétitives conduisant parfois à certains syndromes. « On vient réduire toutes les choses qui se finissent en “ite” : les tendinites, les épicondylites, etc. », résume-t-elle, précisant qu’un employé pouvait auparavant bouchonner à la main de 10 000 à 15 000 bouteilles par semaine.
La copropriétaire tient d’ailleurs à souligner l’apport aussi irremplaçable qu’indéfectible de toute son équipe, sans laquelle rien de tout ça ne serait possible. « On a une équipe en or, dit-elle, et on veut tout faire pour lui rendre la vie plus facile. » Incluant ses deux autres filières, Miel des ruisseaux emploie environ 25 personnes durant la saison forte de la récolte du miel et des visites touristiques.
Agrotourisme
Par ailleurs, l’entreprise soutient que 2026 fût son année la plus faste sur le plan de l’agrotourisme. « On n’a jamais eu autant de monde! », se réjouit Patrick Fortier.
L’offre agrotouristique de Miel Des Ruisseaux repose sur une combinaison entre la découverte de l’apiculture, une expérience immersive, la dégustation et la vente de produits du terroir. En 2015, l’entreprise est devenue membre du réseau Économusée, ce qui constitue le cœur de son offre touristique.
La visite guidée, d'une durée d'environ une heure, permet aux visiteurs de découvrir le fonctionnement d'une miellerie et le travail de l'apiculteur. L'un des principaux éléments de la visite est une ruche vitrée, qui permet d'observer directement les abeilles et leur organisation.
L'expérience comprend également une activité de réalité virtuelle appelée « Devenir une abeille ». Grâce à une vidéo tournée à 360 degrés, le visiteur est plongé au cœur d'une ruche et découvre le monde apicole de manière immersive. La boutique et la dégustation constituent un autre volet important de l'expérience. Les visiteurs peuvent goûter et acheter le miel et l'hydromel produits par l'entreprise.



