Auberge Locanda du Passant fermée : Les propriétaires étaient confinés en Italie

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Par Julien B. Gauthier
Auberge Locanda du Passant fermée : Les propriétaires étaient confinés en Italie
Les propriétaires de l’Auberge Locanda du Passant de Saint-Henri-de-Taillon ont été contraints de la fermer pour l’été. Leur séjour en Italie, qui devait s’échelonner jusqu’en mai a été plus long que prévu. (Photo : Trium Médias - Julien B. Gauthier)

Alors que les hébergements étaient pleins à craquer et que la saison touristique s’est avérée prometteuse, les propriétaires de l’Auberge Locanda du Passant de Saint-Henri-de-Taillon n’ont pu opérer cette année. Accompagnés de leurs enfants, ils sont restés coincés en Italie pendant leur voyage.

Stéphanie Bergeron et son conjoint Francesco Clarizio ont vécu des mois d’angoisse. Chaque hiver, les copropriétaires de l’auberge située à Saint-Henri-de-Taillon partent pour l’Italie, pays d’origine de ce dernier. Partis en décembre, ils devaient revenir au mois de mai.

Mais la pandémie a frappé très fort. Vers la fin de mois de mars, alors que le nombre de décès au Québec ne dépassait guère le compte de 10, l’Italie frôlait les 1000 morts quotidiennement. Là-bas, les médecins, complètement débordés, devaient choisir qui soigner en fonction de l’âge et de l’état de santé.

Coincés là-bas, ils n’ont pu ouvrir l’Auberge Locanda du Passant et ont dû annuler les réservations, une décision inévitable, mais déchirante, puisqu’il s’agit également d’une importante source de revenus. Francesco et Stéphanie espèrent néanmoins le rouvrir l’été prochain.

Une région moins affectée

Stéphanie Bergeron et Francesco Clarizio espèrent rouvrir l’auberge pour l’été 2021. (Photo : Courtoisie)

Le couple communiquait régulièrement avec leurs proches du Québec, tentant de les rassurer, mais aussi, pour leur expliquer ce qui allait les attendre lorsque la crise allait frapper ici.

« Nous sommes dans le sud, dans la région de Puglia. C’est surtout le nord qui était le plus affecté. Le confinement a été très sévère. On pouvait uniquement sortir de la cour pour aller à l’épicerie. Ça a été des mois pénibles », raconte Stéphanie Bergeron, qui retournera bientôt au Québec.

Plaisirs simples

Elle s’estime chanceuse de posséder un jardin à sa résidence italienne. En grande partie, la population devait rester confinée dans leurs petits appartements. Pour la petite famille, cet espace vert a été grandement bénéfique, voire salutaire.

« Les mesures ont été très restrictives et un peu traumatisantes pour les enfants. J’ai des amis qui ont été confinés dans leur appartement. Ça les rendait fous. Ils ont été cloitrés entre quatre murs pendant trois mois, sans arrêt. La plupart des gens n’ont pas de jardin. Heureusement, mes enfants ont eu cette chance », ajoute-t-elle.

La jeune famille a également pu compter sur l’aide des parents de Francesco, qui habitaient à proximité. À l’approche imminente du confinement total, ceux-ci se sont rassemblés afin de rester tissés serrés pendant la crise.

« On avait un beau cercle familial pour s’entraider. Les Italiens sont des gens familiaux. On a réussi à se regrouper avant le confinement. Si on ne l’avait pas fait, on n’aurait pas vu les parents de Francesco des mois durant. Ceux qui ne l’ont pas fait ont vécu de la solitude. Il y a eu beaucoup de souffrance. »

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