Exit l’entraînement continu

Par Laurie Fortin
Exit l’entraînement continu
LE CONFÉRENCIER GUY Thibault a reçu un présent. Il est entouré de Mario Cantin le président d’honneur du 9e Rase-O-Thon

À entendre parler le conférencier et docteur en physiologie de l’exercice, Guy Thibault, l’entraînement par intervalles, communément appelé l’EPI est la solution à appliquer pour tous les adeptes du conditionnement physique.

Accessible et confiant en ses propos, Guy Thibault a fait la démonstration de sa thèse devant une salle comble, lors de l’activité organisée dernièrement au profit de la Fondation Sur la pointe des pieds.

Possédant un vécu d’athlète important, notamment en course à pied, en vélo et en marathon, il a consenti plusieurs années de recherche à un domaine plutôt dépourvu à la base.

Quelques mots sur l’EPI

C’est prouvé et rares sont les personnes qui ne sont pas au courant: les sports et les activités physiques sont bénéfiques pour la condition physique et de même coup pour le prolongement de l’espérance de vie en santé.

L’entrainement par intervalles classique, c’est lorsqu’on exécute plusieurs séries d’un mouvement, tout en maintenant certaines vitesses.

Plus divertissante, cette technique touche autant le cardio-vasculaire que la masse musculaire, ce qui signifie qu’elle est facilement adaptable pour des sports comme la raquette, le ski de fond, la marche, le basketball, le football, etc. L’EPI permet de gagner du temps sans pour autant diminuer les résultats. L’appétit diminue et la dépense énergétique, elle, augmente.

Selon Guy Thibault, le rapport effets/efforts est plus concluant avec l’EPI. Peu importe les mesures observées lors de nombreux tests, les augmentations sont présentes et très intéressantes. C’est ce qui a été découvert avec des athlètes de renommée internationale tels que Pierre Harvey, Pierre Lavoie et Jaqueline Mourão, membre de l’équipe nationale brésilienne de ski de fond et de vélo de montagne.

Parmi toutes les séances d’entraînement, celle qu’il préconise le plus et qui développe le mieux tous les aspects physiques, se nomme la séance ultime, aussi appelée entraînement par intervalle court (EPIC). On doit faire des efforts très intenses et de courte durée, durant plusieurs répétions et intégrant des espaces de récupération. Précisons que l’aptitude à pratiquer l’EPI est plus grande pour un athlète plus jeune.

Pour mieux saisir l’étendue du sujet, il est possible de se rendre au www.multisport.qc.ca.

Signe que la conférence a plu, une quinzaine de mordus n’ont pu s’empêcher de rester après pour poser quelques questions.

Guy Thibault a répondu à quelques questions, majoritairement en provenance d’éducateurs physiques et d’entraîneurs. Tous voulaient connaître la façon d’adapter l’EPI à leur sport. Il a notamment clarifié avec humour que le meilleur moment pour s’entraîner est celui qui convient le mieux notre horaire! Se sentant visiblement minoritaire à travers la foule de professionnels de la santé, une femme a signifié d’entrée de jeu ses fonctions contraires aux autres intervenants, ce qui ne l’a pas empêché de recevoir elle aussi, des méthodes à appliquer dans son entraînement. «Je vois encore des gens qui étaient présents et ils m’en parlent encore. Nous avons réussi à vendre 219 billets et sur ces personnes, 206 étaient présentes», résume fièrement Sylvain Ouellet.

Présentement en préparation, le livre «Ça roule! Entraînement cardio, sports d’endurance et performance», le dernier né du spécialiste, devrait sortir au mois de septembre prochain.

La Fondation

Organisateur de l’événement et future tête rasée, Sylvain Ouellet a rempli la Tourelle de main de maître, de quoi lui permettre d’atteindre et même de dépasser son objectif de 780 $ lui qui au départ avait été fixé à 4000$.

Rappelons que la Fondation Sur la pointe des pieds organise des expéditions d’une durée de 10 à 12 jours, pour les jeunes de 14 à 20 ans, en rémission ou atteints du cancer. Au travers ces excursions, les jeunes augmentent leur confiance et leur estime de soi. Ils profitent de ces moments privilégiés pour mettre en commun leur expérience de vie et leur façon de faire face à la maladie.

Si au départ certains des jeunes ne croient pas en leur possibilité de maintenir la cadence tout au long de l’aventure, ils se surprennent et se dépassent régulièrement!

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