Annick a transformé la mort de son fils en quelque chose de positif !

L’un des pires drames pouvant survenir dans la vie des parents, c’est sans doute la mort accidentelle d’un enfant. Annick Savard l’a vécu l’an dernier. Mais, au lieu de se refermer sur elle-même à la suite de ce drame, elle a transformé la mort de son fils en quelque chose de positif. Dans les vêtements de personnes décédées, elle offre de fabriquer coussin, jetées et sacs qui deviennent ainsi des objets de réconfort que l’on peut serrer contre soi et ainsi perpétuer la mémoire de la personne disparue.

Le 29 août 2012, vers 16 h 30, la vie d’Annick a basculé lorsque son fils, Andi Manseau, 16 ans et deux mois, a perdu de façon tragique la vie après que la petite moto de type scooter sur laquelle il prenait place soit violemment entrée en collision avec une auto à l’intersection de la rue Labrecque et de la rue Côté, à Alma.

« Je n’ai jamais vu ou lu un reportage sur l’accident. Je ne veux pas regarder en arrière, mais bien en avant, de façon positive », lance au départ Annick Savard.

Responsable du service de garde à La Bambinerie à Alma, Annick a dû apprendre à composer avec ce changement majeur dans sa vie tout en continuant à assurer sa présence auprès de sa fille de 18 ans.

« J’étais étendue sur le lit d’Andi et la porte de sa garde-robe était restée ouverte. Je me suis alors demandé qu’est-ce que je vais faire avec ce linge. Je ne me voyais pas le donner ou le détruire. C’est une de mes tantes qui m’a fait la suggestion de me fabriquer un coussin avec un vêtement. Ça va être réconfortant », m’avait-elle dit.

Notamment, Annick aimait serrer dans ses bras le gilet préféré de son fils: « Je sentais un lien, je pouvais le toucher… Pour moi, c’était pacifique et le serrer, c’était un réconfort », raconte-t-elle.

De la couture

L’idée d’utiliser les anciens vêtements a fait son chemin et en décembre dernier, Anick a récupéré tout le matériel de couture de sa grand-mère décédée quelques années auparavant.

Elle a suivi un petit cours de couture et elle s’est mise à la tâche pour elle-même en laissant aller son talent et sa créativité.

La première création, ce sut un coussin, taillé dans le gilet préféré de son fils.

« Le premier coup de ciseau a été très difficile à donner… Un deuil, c’est un deuil et il faut que ce soit respecté. Moi, j’ai décidé de le transformer en quelque chose de durable. C’est là qu’est né mon petit atelier Au fil du temps où je peux aider d’autres personnes à utiliser un vêtement d’un être cher disparu pour en faire un coussin, une jetée ou un sac qui permettra de garder le lien avec cette personne », souligne Annick.

Sur sa carte d’affaires, Annick écrit d’ailleurs: « Je sais que perdre un proche est difficile et douloureux. En me confiant les vêtements de l’être aimé, je pourrai vous créer un souvenir réconfortant, authentique et durable. »

Son idée, elle l’a validée avec une psychologue qui a tout simplement trouvé géniale cette façon de transformer en quelque chose de positif un événement pénible.

Lors des événements de l’an dernier, Annick a reçu beaucoup de support de la part de sa famille et de la communauté.

Avec son petit projet, elle a l’impression de redonner à la communauté et d’apporter quelque chose de positif pour aider les gens.

On peut rejoindre Annick à l’adresse créationsaufildutemps@gmail.com ou au (418) 662-2586.

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