Bonne entente entre les riverains et Rio Tinto

Louis Potvin, journaliste de l'Initiative locale de journalisme
Bonne entente entre les riverains et Rio Tinto
Même si des dégâts ont été causés sur les bergers, les riverains semblent apprécier la relation qu’ils ont avec Rio Tinto. (Photo courtoisie)

Malgré les dégâts causés sur les berges du lac Saint-Jean, lors des épisodes de grands vents ce printemps, les riverains jugent que les relations avec Rio Tinto sont bonnes.

C’est ce qu’affirme celui qui représente 2 000 d’entre eux, Laurent-Paul Chartier de Riverains 2000.

« Moi, je n’ai pas eu de plaintes de riverains à la suite des dégâts qui ont été constatés récemment. Il y a un nouveau mode d’opération avec Rio Tinto. Les gens les contactent et font leur plainte directement. Et ça semble bien fonctionner jusqu’à maintenant. »

Impossible pour l’instant de savoir combien de personnes ont logé des plaintes pour des dégâts causés aux berges. Rio Tinto ne veut pas dévoiler leur nombre.

« Rio Tinto reçoit en continu des questions et commentaires d’usagers, qui sont traités et colligés par l’équipe du Programme de stabilisation des berges. Chaque année, après la crue, l’équipe du Programme de stabilisation des berges réalise des visites terrain. Si des travaux sont nécessaires, ils seront proposés aux riverains et ajoutés à la programmation. Nous communiquons et collaborons constamment avec les multiples parties prenantes », a indiqué la porte-parole Malika Cherry.

Des photos ont circulé sur la page Riverains en colère récemment pour démontrer des dégâts, dont des secteurs de plages grugés par les vagues à Racine-sur-le-lac.

Documenter les plaintes

Comme le décret permet à Rio Tinto de maintenir le lac à 17 pieds pendant douze jours, ce type de dégâts pourrait se répéter dans le futur, bien que les vents forts ont plutôt tendance à être présents à l’automne.

« Il faut composer avec pour le moment. Avec notre comité des parties prenantes, nous allons pouvoir utiliser toutes les plaintes formulées et les analyser et ainsi voir si des correctifs ne pourraient pas être faits dans le futur », précise Laurent-Paul Chartier.

Ce dernier juge que le Conseil de gestion durable du lac Saint-Jean représente un avantage et permet d’avoir un meilleur rapport de force avec la multinationale. Et avec de la documentation et l’avis d’experts indépendants, il sera peut-être possible de démontrer que de tenir le niveau du lac à 17 pieds est trop élevé.

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