Être archéologue au Saguenay: Rien à voir avec Indiana Jones!

Être archéologue au Saguenay: Rien à voir avec Indiana Jones!

HISTOIRE. Tout le monde se compose sa propre image d’un archéologue, pour la plupart, c’est le célèbre Indiana Jones qui leur vient à l’esprit lorsqu’on parle de ce métier. Néanmoins, les chasses aux trésors n’ont rien à voir avec le travail des personnes qui pratiquent ce métier.

C’est ce que TC Media a voulu démystifier avec l’archéologue et professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Éric Langevin.

« On ne se le cachera pas, l’idée que les gens ont de l’archéologie est souvent formée par rapport aux différents films qu’ils ont vus. On pense toujours à Indiana Jones ou à la découverte de dinosaures », a mentionné M. Langevin.

Il faut savoir qu’en fait, le métier d’archéologue n’a rien à voir avec l’un ou l’autre, notamment en ce qui concerne les dinosaures, alors que les experts qui font des recherches ou fouilles sur le sujet s’appellent en fait des paléontologues.

En collaboration avec les villes

En effet, M. Langevin a expliqué qu’un archéologue travaille sur les objets qui ont été laissés ou fabriqués par des humains, il y a de nombreuses d’années. Leur objectif est de comprendre l’histoire avant qu’elle soit écrite.

Leur travail se sépare en deux volets. Il y a d’abord les fouilles archéologies comme celles réalisées au Poste de traite de Chicoutimi ou au site de la Nouvelle-France, à Saint-Félix-d’Otis. Le deuxième volet se fait en collaboration avec les ministères ou les villes.

« Si une ville veut construire un bâtiment, elle est obligée d’avoir un avis archéologique, à savoir s’il pourrait y avoir quelque chose au niveau patrimonial sur ledit terrain », a précisé l’archéologue.

Ainsi, dans un premier temps, les archéologues font une étude de potentiel archéologique, c’est-à-dire qu’en laboratoire, ils identifient, à partir des cartes et d’informations déjà connues, s’il y a la possibilité de retrouver quelque chose à cet endroit.

« À partir du moment où il y a possibilité, on va faire un inventaire. Donc on fait des petits trous tous les 10 mètres pour vérifier s’il y a vraiment quelque chose. Si c’est le cas, on va faire de vraies fouilles comme au Poste de traite », a-t-il indiqué.

Un métier accessible

Pour les jeunes qui rêveraient de faire ce métier, M. Langevin leur dit d’aller de l’avant, qu’il y a de la place pour eux, mais ils doivent être décidés et passionnés.

« Il faut dire que ce n’est pas le métier le plus payant au monde, donc il faut que le jeune ait la vocation et soit passionné. À partir du moment où il l’est et qu’il veut faire sa marque dans le domaine, il y a de la place pour des jeunes comme ça », a lancé l’archéologue.

Évidemment, des études universitaires sont nécessaires et dépendamment de l’endroit où il fera ses études, il peut rapidement avoir des expériences sur le terrain.

« De cette façon, il peut savoir rapidement si c’est vraiment pour lui, parce qu’évidemment, entre l’idée de vouloir devenir archéologue et de l’être vraiment, souvent ce sont deux mondes complètement différents », a-t-il ajouté.

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *