Jacob Martel: héros à 6 ans

Par Laurie Fortin
Jacob Martel: héros à 6 ans

Jacob a tout en apparence d’un garçon normal de 6 ans, mais derrière sa jolie frimousse se cache maintenant une histoire des plus particulières. Depuis la semaine dernière, il raconte cette histoire qui en fait de lui un héros.

Alors qu’il passe la nuit chez sa grand-maman, un bruit le réveille soudainement le matin. Vite, il s’aperçoit que c’est sa grand-maman de 73 ans qui a déboulé les marches et git sur le sol.

«J’ai entendu un boum et le boom c’est mamie qui tombait dans le plancher et après mon cerveau a dit mamie va mourir!», raconte naïvement et avec une multitude d’intonations le joli petit blond. Aussitôt, il pense d’appeler le 911 ensuite son père et sa gardienne.

Sa grand-mère réussit à lui dire qu’elle ne peut plus se lever et qu’elle a mal à la tête. Jacob pense alors de lui placer un «coussin douillet» comme il le dit lui-même, sous sa tête et d’allonger ses jambes.

Un laps de plus ou moins 15 minutes sépare le moment des appels à celui de l’arrivée des ambulanciers et du papa de Jacob. Entre temps, le petit héros reste calmement au chevet de sa grand-maman qui finalement aura subi plusieurs fractures aux cotes, la clavicule cassée ainsi qu’une commotion cérébrale sévère.

«Le médecin nous a dit que si ça n’avait été de l’appel de Jacob, elle n’aurait possiblement pas survécu puisqu’elle serait restée seule toute la journée», précise avec émotions, Caroline Martel, la marraine de Jacob.

Depuis sa chute, Mme Martel été transférée aux soins intensifs à l’hôpital de Chicoutimi avant de revenir à Alma et heureusement, son état s’améliore constamment.

La prévention fonctionne

Avec cette histoire, la mère de Jacob, Priscillia Hudon, réalise toute l’importance qu’une initiative prise il y a quelques années a.

«Comme il est entouré de personnes d’un certain âge, j’ai commencé à faire faire de petites simulations à Jacob. Par exemple s’il y a un feu ou si quelqu’un se blesse. Je ne savais si le jour où il allait être dans une situation d’urgence, ça allait fonctionner, mais maintenant je le sais», dit avec bonheur la jeune maman qui invite les familles à faire de même.

L’étonnement ne vient pas que de la famille

L’un des deux ambulanciers qui s’est rendu sur place, Mathieu Lalancette, a eu quelques minutes pour discuter avec Jacob avant que ce dernier ne parte avec son père.

«Quand nous sommes arrivés, nous avons trouvé la dame couchée sur le sol. Nous avions plus ou moins l’idée de ce qui s’était passé. Nous avons demandé à Jacob ce qui c’était passé et il nous a parlé de son boom. Il a gardé son calme et c’était la bonne chose à faire. Ce n’est pas fréquent de voir des enfants sur les lieux d’incident comme celui-là. Parfois il y en a, mais pour moi c’était la première fois où un enfant était seul», raconte celui qui œuvre comme ambulancier depuis 7 ans.

Partager cet article