La reconstruction va bon train : Suspension Turcotte  investit quelque 5 M$

Denis Hudon
La reconstruction va bon train : Suspension Turcotte  investit quelque 5 M$
David Gagnon sur le chantier de la reconstruction de son entreprise Suspension Turcotte, après l’incendie qui a tout détruit le 29 novembre dernier. (Photo : TRIUM MÉDIAS - Denis Hudon)

Suspension Turcotte d’Alma n’aura pas mis de temps pour se virer de bord après l’incendie du 29 novembre dernier qui a tout détruit. Copropriétaire avec son père Bernard, David Gagnon a décidé d’investir quelque 5 M$ pour reconstruire en neuf, sur le site même, au coin des rues des Pins et Bombardier.

Un aperçu de ce à quoi ressemblera le nouvel édifice de Suspension Turcotte une fois les travaux terminés à la fin de l’automne prochain.

Les travaux ont démarré le 1er avril et aujourd’hui le nouvel édifice commence à prendre forme. David Gagnon espère que tout sera terminé pour la fin octobre ou début novembre.

« On agrandit de 15 pieds sur la longueur et de 10 pieds sur la largeur. L’édifice comptera toujours 18 portes de garage, mais nos bureaux seront plus grands et plus fonctionnels  », explique David Gagnon.

Ce centre de mécanique pour véhicules lourds veut profiter de ses nouvelles installations à la fine pointe de la technologie pour faire davantage de réparations de camions accidentés.L’entreprise est déjà spécialisée dans la réparation de carrosseries et dans la mécanique générale des véhicules lourds.

« La technologie dans le monde de la carrosserie a terriblement évolué. On en profite pour se mettre à jour. De même, nous adhérons depuis quelques années au programme volontaire de certification environnementale Clé Verte, basé sur des critères très stricts. », dit encore David Gagnon.

Cœur à l’ouvrage

Nouvelle chambre à peinture, nouveaux systèmes plus écologiques, nouveaux équipements plus performants, Suspension Turcotte est bien outillée pour gérer sa croissance et faire face aux défis et à l’évolution de cette industrie.

« C’est quand même la qualité de notre main-d’œuvre qui fait notre renommée. Travailler dans un nouvel environnement, qui répond mieux aux besoins tant de nos employés que de nos clients, c’est toujours agréable. C’est quand même le résultat de notre travail qui fait foi de tout ».

La difficulté de recruter une nouvelle main-d’œuvre est aussi une réalité pour Suspension Turcotte.

« J’avoue que j’ai été chanceux jusqu’ici. Vraiment, je considère avoir la crème des travailleurs. Mais pour en recruter de nouveaux, ce n’est pas facile. Il faut que les jeunes terminent d’abord leur secondaire et poursuivent avec une formation en mécanique. Ce qui compte le plus encore, c’est la passion des jeunes. On offre une formation dans notre entreprise. C’est le cœur à l’ouvrage qui fait la différence », dit sans détour, David Gagnon.

Copropriétaire avec son père Bernard, David Gagnon a fait le choix de se retrousser les manches et de rebâtir Suspension Turcotte, au lendemain de l’incendie qui a complètement ravagé l’entreprise, en novembre dernier.

Après l’incendie : S’apitoyer ou se retrousser les manches

Il y a de ces événements imprévisibles qui forgent non seulement le caractère, mais qui obligent à prendre des décisions rapidement. Comme cet incendie du 29 novembre 2018 qui a complètement ravagé l’entreprise Suspension Turcotte à Alma.

« Tu as deux choix devant toi. Soit tu t’apitoies sur ton sort et ça n’arrange rien, soit tu te retrousses les manches et tu fais face à la musique. Je n’ai pas hésité une minute. Dès le lendemain de l’incendie, j’ai trouvé un nouvel emplacement temporaire et j’ai demandé à mes employés de rentrer au travail dès le lundi suivant », raconte David Gagnon, dont la décision a été prise d’un commun accord avec son père Bernard, tous deux copropriétaires.

Savoir se relever

« Oui, c’est tout  un choc sur le coup. J’étais au Saguenay, à mon autre entreprise, lorsque j’ai appris que Suspension Turcotte était la proie des flammes. Je suis descendu aussitôt à Alma. Et avant que mon père, qui était en Floride à ce moment, l’apprenne par les médias sociaux, je l’ai vite contacté pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. On était tous les deux bouleversés. Il a tenu à revenir aussitôt à Alma et il m’a appuyé dans ma détermination à reconstruire », raconte David Gagnon, 34 ans.

À 63 ans, le père a instantanément donné sa bénédiction, sachant la passion de son fils pour l’entreprise et son avenir.

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