Marie-Pier Normand Lejeune demeure impassible devant la Cour

Marie-Pier Normand Lejeune demeure impassible devant la Cour
La Défense de Marie-Pier Normand Lejeune est assurée par Me Marie-Ève St-Cyr et Me Xavier-Jean Gagnon.

ENQUÊTE PRÉLIMINAIRE. L’enquête préliminaire de Marie-Pier Normand Lejeune, la mère qui aurait jeté son bébé naissant dans une poubelle, sur la rue St-André, à Metabetchouan, en février 2015, a débuté hier au Palais de justice d’Alma. Assise dans le box des accusés, encadrée de deux gardiens de sécurité, Marie-Pier Normand Lejeune est demeurée totalement impassible lors des deux premiers témoignages entendus.

Elle doit répondre à une accusation de meurtre au deuxième degré, de suppression de part pour avoir tenté de cacher le cadavre d’un enfant et d’outrage envers un cadavre ou des restes humains.

Au départ, hier matin, on a décidé de liquider le rôle ordinaire de la Cour pour ensuite amorcer véritablement, vers 14 h, l’enquête préliminaire en tant que telle alors que tous les procureurs et témoins assignés à ce dossier étaient tous présents, prêts à procéder depuis le matin.

Vêtue d’un gilet noir sans manche et arborant la même coupe de cheveux qu’il y a 21 mois, lors des événements, Marie-Pier Normand Lejeune, le regard fixe devant elle, était déjà assise à sa place au moment où le public et les médias ont été admis à la salle 1,23 du Palais de justice.

Dès le départ, le Juge Michel Boudreault de la Cour du Québec (Chambre criminelle et pénale) s’est d’abord rangé à la requête de la Défense en proclamant une ordonnance de non publication sur les éléments de preuve qui seront présentés devant lui.

Rappelons que dans le cadre du processus judiciaire, l’objectif principal de l’enquête préliminaire est de vérifier si la preuve contre l’accusé est suffisante pour justifier un procès. Le procureur aux poursuites pénales et criminelles, Me Nicole Ouellet, a commencé l’enquête en appelant les premiers témoins afin de présenter au juge les éléments de preuve nécessaires pour prouver l’infraction. La Défense, assurée par Me Marie-Ève St-Cyr et Me Xavier-Jean Gagnon peut questionner les témoins présentés par la Couronne et leur demander des précisions sur leur version des faits.

Premiers témoins

L’ordonnance de non publication restreint ce qui peut être rapporté publiquement à cette étape-ci.

Le premier témoignage s’est fait par vidéo-conférence alors qu’une pathologiste judiciaire du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale à Montréal est venue livrer les résultats de l’autopsie pratiqué sur le bébé retrouvé dans une poubelle à l’extérieur du logement où résidait Marie-Pier Normand Lejeune au 172 rue St-André, à Métabetchouan.

Le tout a été suivi du témoignage d’une policière qui est intervenue sur le lieu des événements en février 2015. Quatre policiers étaient alors affectés sur cette intervention spécifique mais c’est notamment cette policière qui a retrouvé dans un bac vert, sur la galerie, le sac de plastique contenant des serviettes souillées et le corps du bébé.

Chacun de ces deux premiers témoignages a duré plus de 60 minutes.

Pendant toute cette période, Marie-Pier Normand Lejeune est demeurée totalement impassible, regardant droit devant elle ou vers le plancher. À peine a-t-elle eue une réaction en s’étirant le cou pour tenter de voir une photo des lieux que la Couronne présentait au témoin-policier.

L’enquête préliminaire reprendra ce mardi matin avec le témoignage d’une gynécologue et d’un pédiatre.

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