« Pas question de limiter le mandat » — Alexandre Cloutier

« Pas question de limiter le mandat » — Alexandre Cloutier

AUDIENCES PUBLIQUES. Le député de Lac-Saint-Jean Alexandre Cloutier est formel: il n’est pas question de limiter les futures audiences du BAPE uniquement sur le programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean. La gestion du niveau du lac, les changements et les lois devront également être analysés.

Lors d’une récente rencontre avec notamment Guy Gaudreault, chef des opérations par intérim, Métal primaire, Amérique du Nord, Rio Tinto, Aluminium, Alexandre Cloutier a insisté fortement sur l’étendue du mandat confié au BAPE et il entend talonner l’actuel ministre de l’Environnement pour s’assurer que les audiences analyseront également les paramètres qui irritent présentement les riverains, soit la gestion du niveau du lac à quelque 16 pieds dans les périodes critiques comme l’automne et toute la question des droits acquis depuis le début du siècle par Rio Tinto, découlant de l’acquisition d’Alcan en 2007, qui doivent également faire l’objet d’une analyse attentive.

Notamment, on doit s’assurer que ces droits acquis ne viennent pas en contradiction avec les lois actuelles et limitent ainsi les droits des citoyens.

En janvier 2014, au moment où il était ministre, Alexandre Cloutier avait obtenu du ministre de l’Environnement de l’époque, Yves-François Blanchet, l’assurance que Rio Tinto Alcan devrait soumettre son prochain programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement.

Alexandre Cloutier est à l’affut de tout ce qui se dit et s’écrit sur le sujet.

Notamment, dans la dernière livraison du journal industriel Le Lingot, Jean Pedneault, directeur du programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean, parle du véritable enjeu du BAPE et du décret qui pourrait en découler.

« L’enjeu est-il aussi simple ? Obtenir un nouveau décret autorisant la poursuite d’un programme en place depuis 30 ans pour effectuer des travaux afin de lutter contre l’érosion et rien d’autre ? Non, rien d’autre. Les droits d’eau de Rio Tinto ne sont pas en négociation ni la propriété des barrages remise en question. Il s’agit simplement de déterminer si le Programme de stabilisation des berges se poursuivra et de quelle manière cela se fera », exprime directement Jean Pedneault.

« Depuis 2008 plus particulièrement, la gestion hydrique du lac inquiète. Ils (RTA) sont conscients que le mode de gestion sera devant le BAPE, sur leur façon de faire et il n’est pas question de limiter le mandat du BAPE qui devra laisser une large place aux discussions », insiste Alexandre Cloutier.

Dépôt

Une fois le processus du BAPE enclenché en janvier 2014, le changement de gouvernement n’a pas modifié le processus enclenché.

Rio Tinto a mené ses propres consultations et à la fin du mois de septembre dernier, la compagnie a déposé l’étude d’impact sur l’environnement concernant le Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean qu’il désire mettre en place de 2017 à 2026.

En parallèle, les trois MRC du Lac-Saint-Jean poursuivent leur propre consultation notamment axée sur le volet de la gestion du niveau du lac et la remise en question des droits acquis de la compagnie sur le lac Saint-Jean.

L’intervention du député Alexandre Cloutier est fondamentale dans le dossier car on risque effectivement d’assister sous peu à une sévère divergence d’opinion sur l’étendue réelle du futur mandat du BAPE, en 2016.

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