Stabilisation des inscriptions en contexte de pandémie

Janick Emond, journaliste de l’Initiative de journalisme local
Stabilisation des inscriptions en contexte de pandémie
Dans les dernières années, le taux d’inscriptions au CFP d’Alma a chuté. Toutefois, aucune des 15 formations n’est en danger d’être abandonnée. (Photo : courtoisie)

La pandémie ne semble pas avoir d’impact majeur sur le nombre d’inscriptions au Centre de formation professionnelle (CFP) d’Alma.

Lors de la rentrée scolaire à l’automne 2020, l’organisation de l’école n’a pas senti de grande différence comparativement aux dernières années.

« Comme nous avons une seule cohorte par année qui rentre à l’automne, c’est peut-être un peu plus difficile à dire si la pandémie a un réel impact, mais nous, on n’a pas vraiment vu de différence. Il faut dire que tous nos cours on continuer de se donner en présentielle, donc ça aider, je crois. En ce moment, on est en période d’inscriptions pour l’automne prochain, et ça va assez bien », explique la conseillère d’orientation du CFP, Nadia Thibault.

Cependant, dans les dernières années, le CFP d’Alma a connu une grosse baisse du taux d’inscriptions, a-t-elle ajouté. À quelques reprises, certaines formations n’ont pu démarrer en raison du manque d’inscriptions. En ce sens, l’année 2020-2021 est une exception, puisque les 15 formations ont toutes été lancées.

« Je ne pourrais pas m’avancer sur un chiffre concernant le nombre d’inscriptions en moins que nous avons depuis certaines années. Ça varie tellement de programme en programme. Certaines formations ne démarrent pas une année, et l’année d’après on a un surplus pour cette formation, alors qu’une autre qui fonctionnait bien en manque. »

Horticulture

Un peu à la surprise du personnel, la formation en horticulture a eu beaucoup d’inscriptions cette année. Lors des dernières années scolaires, ce programme a été arrêté pour cause de manque d’élèves.

« Difficile d’expliquer ça. Il y a peut-être un lien avec le fait que les gens se sont beaucoup tournés vers ce domaine avec la pandémie et que certains ont souhaité en faire un métier. »

Dans les autres programmes qui fonctionnent bien, Nadia Thibault mentionne celui de soutien informatique, d’assistance technique en pharmacie et celui de santé, sécurité et soins infirmiers.

Solutions

Pour recruter plus d’étudiants, le CFP mise principalement sur une formule travail-études. Sur les 15 programmes offerts, 10 suivent cette formule.

« Comme au moins 20 % de la formation se donne en milieu de travail, très rapidement les étudiants se retrouvent dans leur milieu et ce qu’ils font est concret. »

Le CFP fait également du recrutement à l’international. D’ailleurs, un partenariat se concrétise avec la Bretagne afin d’amener l’automne prochain 14 étudiants à Alma pour suivre le cours de préposé aux bénéficiaires.

 

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