Catherine Bodmer nous présente «son» Mexique

Par Laurie Fortin
Catherine Bodmer nous présente «son» Mexique
Catherine Bodmer s’intéresse à la singularité des lieux et des matériaux du quotidien. L’idée de répétition et de transformation

Après être avoir été fascinée lors d’une première visite du Mexique, l’artiste Catherine Bodmer a décidé d’y retourner pour créer une série de photos présentant les camellones, terme qui désigne les terre-pleins parfois immenses séparant les avenues qui ceinturent ou traversent la ville. C’est le fruit de son travail que les amateurs peuvent admirer jusqu’au 14 décembre, au Centre Sagamie d’Alma.

«Ça m’a complètement fascinée cette ville-là! Il y a des millions et des millions d’habitants, pourtant, lorsque tu arrives là, c’est différent de ce que l’on s’était imaginé», signale la jeune femme.

Désirant présenter des lieux que l’on ne regarderait pas nécessairement autrement, Catherine Bodmer tente en modifiant ces photos, de rendre ces camellones plus attirants.

«Il y a plein d’endroits qui ne sont pas beaucoup fréquentés et je trouvais ça un peu ironique. Au final, mes photos sont complètement fabriquées et très loin de la réalité», indique celle qui fabrique ces séries d’images un peu de la même façon que certains de ces endroits dits «publics» l’ont été, dans le but d’attirer plus de gens.

«Les images montrent des sites délaissés, à mi-chemin entre terrain vague et terrain de loisirs. Ils sont vidés du jeu social qui pourtant, suite ;a des tentatives municipales, devait les rendre plus attirants», explique-t-elle.

Le jeu des «sept erreurs»

Devant une des œuvres de l’artiste, plusieurs s’amusent intentionnellement ou non, un peu à l’image du jeu des «sept erreurs» à trouver ce qui se distingue d’une photo à l’autre. L’artiste nous met toutefois en garde de rester alerte: «Il faut regarder parfois longtemps pour se rendre compte que la photo ne présente pas la réalité et de nos jours, c’est souvent ce qui arrive. Le public se fie aux photos en croyant que c’est vrai, mais elles peuvent toujours être modifiées ou du moins, présenter une partie de la réalité.»

Soulignons qu’une partie complémentaire de ce corpus ayant pour thème les toits de maison du Mexique est présentée au centre d’artiste de Montréal, Optica. Ceux qui le désirent peuvent aussi se rendre sur son site Internet au www.catherinebodmer.com.

Originaire de Zurich, Catherine Bodmet vit et travaille à Montréal depuis 1996.

Pour tous les détails de ces événements et pour d’autres nouvelles, visitez régulièrement le www.lelacstjean.com ou inscrivez-vous à notre envoi quotidien.

Partager cet article