S’enfuir et après : Jean-Luc Doumont surpris du succès de son roman

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Par Julien B. Gauthier
S’enfuir et après : Jean-Luc Doumont surpris du succès de son roman
Jean-Luc Doumont a lancé S’enfuir et après le 28 septembre 2020. Depuis, il se dit surpris du succès qui entoure son roman. (Photo : Courtoisie)

L’auteur Jean-Luc Doumont a lancé récemment son cinquième roman, un thriller retraçant le parcours d’un journaliste politique new-yorkais pris au cœur d’une affaire criminelle. À son grand étonnement, S’enfuir et après, qui unit fiction et réalité, jouit d’un succès inattendu.

Jean-Luc Doumont prévoit même écrire une série de six tomes dans le même univers. La rédaction du deuxième tome est déjà terminée et devrait sortir au printemps. S’enfuir et après, imprimé en près de 3000 copies, est déjà en rupture de stock. Il repartira sous peu en réimpression.

L’écrivain admet qu’il s’attendait à un succès plutôt modeste. Il a passé trois mois à écrire son roman au début de la pandémie. S’inspirant de la méthode d’écriture de Stephen King, il s’est adonné à une discipline de trois chapitres rédigés par jour, ce qui a donné 18 chapitres et 466 pages.

« J’ai utilisé la fameuse méthode de Stephen King, qui recommande d’écrire entre 2000 et 3000 mots par jour pour accoucher d’un roman au bout de trois mois. J’ai également utilisé la méthode des post-its pour les 108 chapitres. Le principe est bien simple : si chaque résumé de chapitre tient sur un post-it, c’est que j’ai une bonne histoire », avance-t-il.

Fait inusité, une entreprise québécoise fabriquant des bracelets, Ada Jade Jewelry, a même conçu le bracelet « Doumont», aux couleurs du roman de Jean-Luc Doumont, voyant le succès de ce dernier.

Inspiration

Son roman mélange réalité et fiction. Il suit les aléas d’un journaliste politique du New York Times, Clark Thompson, confronté à ses collègues, aux contraintes d’une salle de rédaction, aux bruits des claviers et des papiers ainsi qu’à certains faits d’actualités qui se sont réellement déroulés. Chaque lieu dans l’histoire est vrai. Jean-Luc Doumont a pu compter sur un ami à New York pour assurer la précision des lieux.

« La situation que le personnage vit dans la salle de rédaction, oui je les ai vécues, ça m’est arrivé. À travers le livre, j’ai mis en relation avec l’histoire de vrais textes journalistiques du New York Times. Tous les lieux dans le livre existent vraiment, les restaurants, les rues… J’y tenais vraiment », ajoute-t-il, lui-même journaliste dans le passé.

Jean-Luc Doumont s’est aussi inspiré d’un fait divers survenu en France en 2011, l’Affaire Dupont de Ligonnès, où un père de famille a assassiné froidement ses quatre enfants et sa femme, avant de disparaître mystérieusement sans laisser de traces. Interpol à ses trousses, ce dernier aurait été vu Europe et même aux États-Unis.

Le titre S’enfuir et après, inspiré d’une chanson Michel Sardou, décrit bien la réalité de s’évader.

« Tu peux faire voyager tes personnages à travers le monde, c’est le buffet à volonté. Avec l’écriture romancée, on peut se permettre plus de choses que dans l’écriture journalistique, mais les deux sont tout aussi passionnants », conclut Jean-Luc Doumont.

 

 

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