Commerce régional : Les ventes de café augmentent

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Par Julien B. Gauthier
Commerce régional : Les ventes de café augmentent
Même si les affaires vont bien du côté de la vente en épicerie, les torréfacteurs, comme Steeve Hudon du Café Chaga Boréal, ont toutefois perdu le marché de la restauration. (Photo : Archives)

Les torréfacteurs Café Chaga Boréal d’Alma et Cafés Dominic St-Pierre de Dolbeau-Mistassini constatent une augmentation des ventes malgré une baisse de l’achalandage. L’appel pour les cafés locaux se fait sentir dans les épiceries.

Malgré qu’ils s’en tirent plutôt bien, ils sont solidaires des commerces qui traversent une période difficile. Eux-mêmes ont dû s’adapter. Sur place, ils ont vu leur clientèle diminuer et les ventes au volume, soit les restaurants, chuter.

Dominic St-Pierre également de l’accalmie pour restructurer leur plan d’affaires et faire le « grand ménage du printemps ». (Photo Archives)

Même si ce marché s’est effondré, Dominic St-Pierre soutient avoir conservé 45% de sa clientèle, soit les bureaux de comptable par exemple et les marchés d’alimentation.

« Nos ventes ont été améliorées. Les gens achètent nos produits à l’épicerie. Nous avons toutefois perdu 90 % de nos restaurants. Même si plusieurs demeurent ouverts en formule take-out ou à la livraison, c’est rare que les gens y achètent du café », constate le torréfacteur de Dolbeau.

Du temps pour revoir les affaires

De son côté, Steeve Hudon, copropriétaire du Café Chaga Boréal, profite de la situation pour revoir le fonctionnement de son commerce. Ce dernier a fermé la section dégustation et n’offre plus de boissons ni de nourriture. « C’est juste le grain à présent », explique-t-il.

« On a eu un bon timing pour notre site internet qui est ouvert depuis un mois. On s’est tout de suite positionnés par rapport aux besoins des gens. On a aussi lancé une offre de livraison à Alma. »

La période de tranquillité lui permet également d’aller chercher de nouveaux clients. « Je me trouve chanceux de continuer ma petite business. Dans mon plan d’affaires, je n’avais pas beaucoup de temps pour le démarchage. Maintenant, j’en ai ».

Dominic St-Pierre abonde dans le même sens. Il souhaite trouver du positif dans toute cette histoire. « On se prépare à l’été au cas où il y aurait une réouverture. On continue à livrer. On en profite pour faire notre ménage du printemps ! », dit-il avec humour.

Une prise de conscience est nécessaire

Steeve Hudon se considère chanceux que son gagne-pain soit encore ouvert. Cependant, il pense aux autres qui n’ont pas la même chance que lui. Une prise de conscience sur le commerce local devra être prise collectivement.

« Lorsqu’on dépense, il faut se demander si c’est bon pour la communauté et s’il y a des retombées. C’est certain qu’il y a des choses qu’on ne peut produire ici, comme des ordinateurs. Mais l’achat local, il faut toujours que ça aille une incidence, que ça aille une valeur, un senti qui va faire une différence. Car oui, c’est le plus beau levier qu’on peut avoir. »

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