Rareté de main-d’œuvre: offensive agressive chez Résolu

Serge Tremblay
Rareté de main-d’œuvre: offensive agressive chez Résolu
La pénurie de main-d’œuvre frappe fort chez Résolu, qui recherche bon nombre d’employés, surtout dans ses scieries. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

La rareté de main-d’œuvre force les entreprises à revoir leurs pratiques de recrutement. Produits forestiers Résolu a abaissé ses critères d’embauche afin de tenter de trouver une trentaine d’employés dans ses installations du Lac-Saint-Jean.

Une situation que l’on n’aurait pas cru possible il y a une vingtaine d’années alors qu’il était extrêmement difficile de décrocher un poste dans une usine.

« La pénurie de main-d’œuvre est sévère et nous sommes actuellement dans un blitz de recrutement. Nous avons modifié nos critères d’embauche afin d’élargir le bassin de population auquel on s’adresse, car nous avons de 25 à 30 postes à combler dans nos usines, principalement dans nos scieries », explique le porte-parole de Résolu, Louis Bouchard.

En fait, en consultant le site résoluembauche.com, on dénote qu’une soixantaine de postes sont disponibles en tout au Lac-Saint-Jean.

Concrètement, la multinationale n’exige plus le diplôme d’études secondaires et invite ceux et celles qui ont complété leur secondaire 3 ou 4 ou encore le TDG (test de développement général) et qui disposent de 3 ans d’expérience sur le marché du travail à poser leur candidature.

« Le message qu’on envoie, c’est que l’on veut que tout le monde applique. Nos équipes analysent souvent la candidature le jour même où elle a été posée. Nous sommes intéressés à parler aux gens qui veulent venir travailler chez nous et nous avons la capacité de les former pour les amener là où nous avons besoin qu’ils soient pour le travail. »

Décrochage?

Avec des salaires intéressants et peu de prérequis exigés, de tels postes pourraient sans doute intéresser des jeunes qui ont peu d’intérêt ou d’aptitudes pour l’école. Louis Bouchard assure que Résolu n’entend d’aucune façon encourager le décrochage.

« On ne veut absolument pas créer du décrochage scolaire. Nous nous adressons plutôt aux gens qui ont peut-être justement quitté l’école dans le passé et qui ont rejoint le marché du travail depuis 5 ou 10 ans, mais qui sont à la recherche d’une réorientation de carrière ou encore d’une opportunité d’améliorer leur pouvoir d’achat avec un travail mieux rémunéré. »

Louis Bouchard précise que les postes disponibles offrent des taux  d’environ 24 $ l’heure.

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