Les premiers restent premiers!

Par Laurie Fortin
Les premiers restent premiers!

Si la finale de la chaloupe a fait place a des surprises, dans l’aviron rien n’a été surprenant dans les résultats des premières positions. Par contre, le nombre d’embarcations de même que la performance de certains sont remarquables.

Dans la catégorie «Aviron femme», Émilie Fortin et Lydia Tremblay ont terminé ce qu’elle avait commencé depuis le début de la saison. Le secret de leur succès, sûrement beaucoup de complicité. Émilie Fortin explique d’ailleurs que contrairement à d’autres équipes qu’elles aperçoivent, elles s’entendent super bien et ne se chicanent pas. Terminant le parcours en 4h28m11s, elles ont devancé leurs principales rivales de deux minutes. «Après 2h30, on était 4e. On ne sait pas décourager et on a gardé le même rythme», a-t-elle expliqué. Élisabeth Morel et Émilie Girard ont bien failli mettre la main sur le titre avec un temps de 4h30m50s.

Parcourant le trajet en un temps de 4h32m51s, Kathleen Landry et Véronique Desbiens ont passé le fil d’arrivée en 4h32m51s.

Directement du Club aviron de Lille en France, Vivianne Fournier et Hélène Rio se sont placées en 4e position. Johanne Lachapelle accompagnée d’Hélène Diéval a pris le 5e rang. Aussi du Club d’aviron de Laval, Linda Ritchie et Michel Trahan se sont placés 7e suivi d’Andreas Christian et Maryline Noisette au 8e et dernier rang. Étant donné qu’ils n’ont pas tous eu l’occasion de parcourir une aussi longue distance, le but pour les Européens était de s’amuser. C’est du moins ce que Martin Côté leur a dit en réunion vendredi précédant la compétition.

«Aviron solo homme»

Dans la classe «Aviron solo homme», Mario Pelletier a évidemment été le plus fort. Avec une avance incroyable, il a touché le sable de la Dam-en-terre en 3h41m24s, soit plus de 30 minutes avant son plus proche rival, Samuel Lavoie. Profitant de l’occasion, le champion s’est lié d’amitié avec les rameurs français, qu’il pourrait même visiter prochainement, dans le but d’aller pratiquer son sport sur l’autre continent. «Ça a bien été. La Grande-Décharge était difficile, mais on a tellement un beau lac. Je pense qu’ils vont le finir (Européens). C’est des conditions idéales pour eux autres », a-t-il prédit après avoir terminé sa course.

L’Almatois Samuel Lavoie a pour sa part vraiment trouvé le parcours dur, du moins plus que l’année dernière. «C’était un plus gros défi. Avant l’île j’ai eu des crampes. Durant la course, il fallait que je me masse pour pouvoir continuer. Je pleurais comme un bébé quand je suis arrivé», a rappelé celui qui boitait sérieusement à la sortie de son embarcation. Même si il termine 2e pour l’instant (4h09m09s), Samuel Lavoie pour qui il reste deux ans à l’Université à jouer au football pour le Rouge et Or, demeure optimiste. «J’espère de battre Mario d’ici trois ou quatre ans. C’est ma drogue. Ça vaut la peine de s’entraîner. Je ne veux pas arrêter», lance l’athlète de 28 ans.

Mathieu Corbin a pris le 3e rang avec un temps de 4h49m05s. Samuel Lavoie était fier de son confrère, présent pour la 1re fois à Festirame.

Pascal Fournier et Bruno Provensal ont respectivement occupé les 4e et 5e positions.

«Aviron solo femme»

Du côté des femmes, notons les belles performances de Geneviève Tétreault, entraîneure au Club d’aviron d’Alma et de Marie-Claude Chapdeleine.

Geneviève Tétreault a franchi la distance en 4h24m. Même si ce temps est au-dessus de son objectif visé de 4h15, la rameuse était satisfaite de son résultat. «Un temps de 4h15, c’était ambitieux», admet celle qui l’année dernière avait remporté la 1re position dans «Aviron double femme».

Traversant pour une 4e fois le lac St-Jean, Marie-Claude Chapdeleine n’était toutefois pas dans les mêmes conditions qu’auparavant. Ayant accouché il y a deux mois seulement, la rameuse de 35 ans avait quand même pris la peine de s’entraîner lorsqu’elle était enceinte. «Je suis très orgueilleuse et j’ai juste une parole mais une fois sur le lac, je ne pensais jamais finir. J’ai pensé plus d’une fois lâcher. C’était dur. Par chance que j’ai eu mon escorte, parce que je n’aurai probablement pas terminé», avoue celle qui a relevé un véritable exploit en complétant le parcours en 5h27m23s.

«Kayak solo»

Deux kayakistes originaires de Saguenay se sont inscrits dans la classe «kayak», une 1re, doit-on le rappeler, pour Festirame. Même si la catégorie n’a pas été aussi populaire que souhaité par les organisateurs, Martin Côté remémore que lorsque la classe «Aviron» a été offerte, les participants ne se bousculaient pas non plus. Comme ce fut le cas auparavant, le temps fera sans doute son œuvre.

Serge Savard a traversé le lac en 4h14m20s et il a été suivi de Simon Carrier (4h43m46s).

Les Français: impressionnants et impressionnés!

Les Français présents pour Festirame affichaient un sourire de joie d’avoir réussi le défi qui leur avait été proposé il y a plus d’un an. Sans nommer de noms, on peut dire que certains ont même perdu leur gageure en pensant que les rameurs européens n’allaient pas terminer la compétition.

Profitant du voyage pour aller visiter un peu, les Français n’avaient que de bons mots à l’endroit des Québécois et des Jeannois. «On est estomaqué, tout est grand ici. À Montréal, les gens nous demandaient si on avait besoin d’aide. Tout le monde est très sympathique», souligne Martine Bazinette ayant terminé au 3e rang dans «Aviron solo».

Maryline Noisette raconte qu’outre le petit mal de cœur de son partenaire, tout a bien été. Ce dernier n’a probablement pas très bien supporté les barres énergétiques et boissons bien différentes de ce que qu’ils mangent en France. «J’imaginais la compétition comme ça. C’est la fête pour tout le monde et c’est très chaleureux. Les gens nous encouragent sur le lac et le long des plages», mentionne-t-elle de façon enjouée. Si ce n’était des frais élevés, il y a fort à parier que les Français, ayant tous réussi à traverser le lac, seraient encore de la partie dans le futur et n’attendraient pas plus de 35 ans pour se joindre à Festirame. En effet, la dernière fois que les cousins sont venus participer à Festirame remonte à 1981.

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