Pêche sportive : Une saison au-delà des espoirs et des attentes

Julien B. Gauthier
Pêche sportive : Une saison au-delà des espoirs et des attentes

Alors qu’on craignait l’hécatombe en mars et en avril dernier pour l’industrie de la pêche sportive, voilà que la saison 2020 sur l’aire faunique communautaire du lac Saint-Jean dépasse largement les attentes en termes de revenus et de vente de droits d’accès.

Au moment d’écrire ces lignes, la Corporation de LACtivité Pêche Lac-Saint-Jean (CLAP) affirmait avoir vendu 12 000 autorisations de pêche, non loin derrière la moyenne des cinq dernières années, qui se situe à 14 000.

Au niveau des revenus, ceux-ci ont atteint les 452 000 $, battant ainsi le record des cinq dernières années, qui était de 449 000 $ en 2019. La saison se terminant le 13 septembre, les chiffres pourraient continuer d’augmenter.

Passes annuelles populaires

« C’est tellement bizarre comme saison. On avait fait des scénarios catastrophes, on s’était monté une cellule de crise en mars et avril. On avait même prévu des scénarios de restriction budgétaire parce qu’on se demandait si on allait passer l’année. C’était à ce point-là », se surprend Marc Archer, directeur général de la CLAP.

Même si les activités en plein air gagnent en popularité en raison de la COVID-19, une autre des explications est que la plupart des gens ont acheté en ligne leurs droits d’accès annuels.

« Les imprimeries n’étaient pas ouvertes. On n’a pas pu faire imprimer des droits d’accès papier. C’était de l’achat exclusivement en ligne sur notre site internet et, toute proportion gardée, les gens ont surtout acheté des droits d’accès annuels, plutôt que journalier », ajoute-t-il.

Ajustements

Toutefois, la CLAP a dû procéder à des ajustements, ce qui n’a visiblement pas empêché les amateurs de pêche de s’adonner à cette activité afin de capturer de belles prises, telles que la ouananiche et le doré jaune.

En effet, la pêche à la mouche pour la ouananiche dans la haute Ashuapmushuan et la Métabetchouane a dû être annulée. « Les modalités d’encadrement sont particulières. On ne pouvait pas se permettre d’exposer notre personnel, c’était trop risqué. C’était difficile de respecter le 2 mètres », explique-t-il.

En ce qui a trait à une potentielle deuxième vague de coronavirus, Marc Archer ne s’inquiète pas puisque la saison prendra fin le 13 septembre.

 

 

 

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