Protection des milieux humides et hydriques: La MRC de Lac-Saint-Jean-Est dépose son plan d’action

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
Protection des milieux humides et hydriques: La MRC de Lac-Saint-Jean-Est dépose son plan d’action
Un PRMHH vise à notamment à préserver la biodiversité d’un territoire donné. (Photo : tirée de Pixabay)

La MRC de Lac-Saint-Jean-Est a récemment procédé à l’adoption de son Plan régional des milieux humides et hydriques (PRMHH). Un document qui servira de guide de référence pour tout développement résidentiel, industriel ou de villégiature à venir.

Le PRMHH répertorie et catégorise par ordre d’importance l’ensemble des milieux humides et hydriques (MHH) du territoire de la MRC.

« Ça permet de prendre en compte l’importance des MHH dans le cadre d’une planification territoriale », mentionne le préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, Louis Ouellet.

L’objectif, dit-il, est « d’avoir zéro perte nette de milieux humides tout en se développant. »

Le PRMHH s’accompagne d’un ensemble de pratiques visant à assurer la préservation de la biodiversité, le rétablissement d’espèces ou le maintien de services écologiques au bénéfice des générations actuelles et futures.

C’est la première fois que la MRC se dote d’un tel plan. Son élaboration a nécessité deux ans de travail et a mis à contribution plusieurs acteurs, dont les organismes de bassins versants, les conseils régionaux de l’environnement et l’Union des producteurs agricoles.

La réalisation d’un PRMHH est une obligation légale en vertu de la Loi sur l’eau. La MRC de Lac-Saint-Jean-Est a déposé le sien au gouvernement pour approbation au mois d’octobre dernier.

« Une fois qu’il sera approuvé, on l’intégrera dans nos règlements de contrôle intérimaire pour l’appliquer à toutes les municipalités. »

Minimiser les impacts

Selon le préfet, le PRMHH ne représente pas un frein aux futurs projets de développement.

« Premièrement, c’est simplement impossible de développer sur la plupart des MHH. Et sur d’autres, il faut le faire selon certaines conditions. »

Trois mots d’ordre ont été émis par Québec : éviter, minimiser et compenser.

« Dans un premier temps, ce que nous demande le gouvernement, c’est d’éviter d’affecter les MHH. Si jamais c’est impossible, on doit essayer de minimiser les impacts des développements et éventuellement trouver une façon de les compenser. »

Les compensations peuvent prendre différentes formes. Elles peuvent parfois être de nature financière et sont notamment calculées en fonction de la superficie affectée et du degré d’importance du MHH en question. On peut également demander qu’un MHH comparable soit recréé autre part en contrepartie.

 

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